La Dame de chez Maxim [Poche]
Auteur: En savoir plus. - ISBN: 207044208X - Langue: Français
DESCRIPTION
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Revue de presse
Édition présentée, établie et annotée par Michel Corvin, professeur honoraire à l'Université de Paris-III.
Présentation de l'éditeur
Petypon, chirurgien respectable, habitant un quartier bourgeois de Paris, se réveille sous un canapé, avec la gueule de bois mais sans aucun souvenir de ce qui la causée. Son ami Mongicourt, qui le réveille, lui apprend quils ont été boire un verre chez Maxim, restaurant à la mode mais, quaprès le départ de Mongicourt, Petypon a dû se laisser entraîner à quelque excès de boisson. Bientôt lon découvre que la Môme Crevette, danseuse du Moulin Rouge, a fini la nuit dans son lit. Or, Petypon est marié et doit absolument empêcher sa femme Gabrielle de découvrir cette entorse à la fidélité conjugale
La Dame de chez Maxim serait « Le Soulier de satin du vaudeville ». Elle lest, dapparence, par sa longueur, par limportance quantitative de ses personnages (vingt-neuf rôles sans compter la figuration), par le nombre de fils dintrigue qui sentrecroisent, par la richesse visuelle de ses jeux scéniques, par loriginalité de sa facture (rythme chorégraphique, notamment de lacte II, dû à lintervention dune actrice dopérette, dansant et chantant), par la caractérisation nettement individualisée de ses premiers rôles formant un quatuor (le docteur Petypon, sa femme Gabrielle, la Môme, le Général), par son aptitude à évoquer des mondes multiples (le Paris bourgeois du couple Petypon, le Paris interlope de la Môme, le milieu militaire avec le général et Corignon, de surcroît ancien amant de la Môme, la province avec ses cérémonies désuètes, ses notables et ses élégantes ridicules), par le souffle et lallégresse qui lemportent et ont fait de la pièce une sorte de représentant du « théâtre total », et la plus fêtée de toutes les oeuvres de Feydeau. Sans doute. Mais la pièce ne serait-elle pas aussi, révérence parler, la « Bérénice du Boulevard » ? Ne faudrait-il pas surtout prendre garde au défi que sest lancé Feydeau et qui le rapproche de Racine ? Comme dans Bérénice, toute linvention consiste ici, à (presque) « faire quelque chose de rien » et à faire reposer le dynamisme de laction sur un minimum de « matière ». Feydeau a décidé (sans le dire) que le quiproquo initial, la Môme prise pour Mme Petypon, serait le tout de la pièce. Et ce, dès le titre, car Chez Maxim, bien loin dêtre le restaurant chic et snob quil est devenu, est en 1900 un lieu interlope à la société mêlée, et la dame nen est pas une, mais une des lionnes du demi-monde qui venaient là pour plumer les bourgeois en goguette. Le quiproquo, donc, serait le ressort unique et indéfini : la pièce parvient à son terme sans que lentière vérité soit jamais révélée à la principale intéressée, Gabrielle Petypon. Cest ainsi que sest construit ce chef-doeuvre de Feydeau.
La Dame de chez Maxim serait « Le Soulier de satin du vaudeville ». Elle lest, dapparence, par sa longueur, par limportance quantitative de ses personnages (vingt-neuf rôles sans compter la figuration), par le nombre de fils dintrigue qui sentrecroisent, par la richesse visuelle de ses jeux scéniques, par loriginalité de sa facture (rythme chorégraphique, notamment de lacte II, dû à lintervention dune actrice dopérette, dansant et chantant), par la caractérisation nettement individualisée de ses premiers rôles formant un quatuor (le docteur Petypon, sa femme Gabrielle, la Môme, le Général), par son aptitude à évoquer des mondes multiples (le Paris bourgeois du couple Petypon, le Paris interlope de la Môme, le milieu militaire avec le général et Corignon, de surcroît ancien amant de la Môme, la province avec ses cérémonies désuètes, ses notables et ses élégantes ridicules), par le souffle et lallégresse qui lemportent et ont fait de la pièce une sorte de représentant du « théâtre total », et la plus fêtée de toutes les oeuvres de Feydeau. Sans doute. Mais la pièce ne serait-elle pas aussi, révérence parler, la « Bérénice du Boulevard » ? Ne faudrait-il pas surtout prendre garde au défi que sest lancé Feydeau et qui le rapproche de Racine ? Comme dans Bérénice, toute linvention consiste ici, à (presque) « faire quelque chose de rien » et à faire reposer le dynamisme de laction sur un minimum de « matière ». Feydeau a décidé (sans le dire) que le quiproquo initial, la Môme prise pour Mme Petypon, serait le tout de la pièce. Et ce, dès le titre, car Chez Maxim, bien loin dêtre le restaurant chic et snob quil est devenu, est en 1900 un lieu interlope à la société mêlée, et la dame nen est pas une, mais une des lionnes du demi-monde qui venaient là pour plumer les bourgeois en goguette. Le quiproquo, donc, serait le ressort unique et indéfini : la pièce parvient à son terme sans que lentière vérité soit jamais révélée à la principale intéressée, Gabrielle Petypon. Cest ainsi que sest construit ce chef-doeuvre de Feydeau.
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REVUE
La Dame de chez Maxim est une pi ce de th tre en cinq actes de Georges Feydeau repr sent e pour la premi re fois le 17 janvier 1899 au Th tre des Nouveaut sLa Dame de chez Maxim est un film fran ais r alis par Marcel Aboulker sorti en 1950 Du 21 novembre au 21 d cembre 2013 La dame de chez Maxim de Georges Feydeau Mise en sc ne Miriam YOUSSEF Assistanat Alexandre DROUET Sc nographie et costumes Site Map If you have unintentionally arrived at this page please clear your browser cache history and try again For further assistance please contact our Support Team LA CORONACI N DE NAPOLE N Share Email Embed Like Liked Save Private Content Loading embed code This activity has also been shared with your
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